COVID-19: situation préoccupante

En cette période de crise sanitaire mondiale, le repli de chaque pays sur son sort ne doit pas faire oublier des régions où le menace de la pandémie est particulièrement grande. Bien que les scientifiques cherchent encore à comprendre comment le virus se propage dans les différentes zones du globe, le Burkina Faso n’est pas à l’abri du COVID-19. À l’heure actuelle, le pays annonce la contamination de plus de 400 personnes et 24 décès. Les écoles sont fermées depuis la mi-mars. Le confinement est accompagné d’un couvre-feu entre 19h et 5h du matin. Les marchés et les débits de boisson sont clos. Mais comment mettre en oeuvre les mesures jugées efficaces dans les pays occidentaux pour limiter la propagation du virus ? Le défi est de taille pour un pays dont la population a un impératif vital à travailler pour survivre au quotidien, dont l’accès à l’eau est très limité et dont le système sanitaire est défaillant.

La pandémie s’invite alors que la situation est déjà critique, en particulier dans le nord et l’est du pays en proie à des problèmes sécuritaires et à un nombre considérable de personnes déplacées et stationnées dans des camps. La crainte est grande de voir l’épidémie se développer dans ces camps de personnes déplacées. Avec la fermeture des frontières, l’action humanitaire fonctionne au ralenti et il est difficile de faire face aux problèmes sanitaires courants (sous-nutrition, choléra, paludisme). Enfin, les mauvaises récoltes fragilisent d’autant des populations déjà vulnérables.

À l’école Saint-Dominique, l’inquiétude est donc de mise. Comme ailleurs, les gestes barrières sont particulièrement difficiles à mettre en oeuvre. Qu’il suffise de penser au lavage des mains, rendu quasi impossible dans certaines zones “non loties”, qui ne disposent ni d’accès à l’eau ni d’électricité. À ce titre, le forage de Saint Dominique est un outil précieux. Les élèves et le corps enseignant prennent leur mal en patience et caressent toujours l’espoir d’une réouverture prochaine de l’école pour assurer la continuité des apprentissages.

Le 9 avril, le parlement burkinabé ainsi que d’autres associations lancent une récolte de fonds – le Coronathon – pour répondre à l’urgence sanitaire.

Source: https://lefaso.net/spip.php?article96089

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